ECONOMIE D'ÉNERGIEENERGIE SOLAIRE

Maison à énergie positive, la maison de demain ?

A l’aube d’une nouvelle réglementation environnementale prévue en 2020 concernant la construction de bâtiments neufs, plusieurs objectifs en faveur de la réduction des constructions énergivores ont été fixés. Parmi ceux-ci on compte notamment, la limitation de la consommation du chauffage inférieure à 12 kWhep/m²/an (kilowatt/heure d’énergie primaire par m² et par an).

Cette réforme encourage le secteur du bâtiment à adopter une nouvelle vision de la maison, une maison produisant à moyen terme plus d’énergie qu’elle n’en consomme, autrement appelée maison à énergie positive. Aujourd’hui, les bâtiments et résidences, sont responsables à 44% de l’énergie consommée et produisent près de 25% de C02. Dans la perspective du développement durable, il est nécessaire d’envisager une méthode visant à réduire considérablement ce bilan énergétique peu favorable. C’est pourquoi la maison à énergie positive pourrait bel et bien s’imposer comme une solution viable.

Mais une maison à énergie positive, qu’est ce que c’est? 

Par définition, il s’agit d’une maison qui produit plus qu’elle ne consomme. Cela signifie qu’elle arrive à produire sa propre énergie de manière à pouvoir couvrir aussi bien les dépenses des occupants en énergie primaire (chauffage, eau chaude, ventilation et éclairage) que celles engendrées par les usages ménagers. L’énergie produite par cette typologie d’habitation repose donc sur l’auto-consommation. Son but revient à compenser les dépenses énergétiques lourdes par l’installation d’infrastructures ultra performantes assurant un apport suffisant pour garantir l’autonomie énergétique de la maison.

Pour cela, la maison à énergie positive intègre une isolation thermique optimisée (toiture, fenêtres) qui diminue considérablement les besoins en chauffage, favorise l’installation d’équipements économes en énergie pour l’éclairage et l’électroménager, et enfin encourage l’utilisation des ressources renouvelables solaires thermiques et photovoltaïques, éolien ou encore géothermique.

Une réponse écologique et économique

Ces différents aménagements ont un impact direct sur la baisse des dépenses énergétiques, par exemple, les propriétaires ont l’occasion de devenir leur propre producteur d’énergie tout en réduisant considérablement leur empreinte écologique. De plus, la maison à énergie positive s’impose comme un choix rentable. En effet, l’investissement initial peut s’avérer conséquent ( à partir de 1 500€ /m2) et parfois entraîner un surcoût de 15 à 20% par rapport à une construction traditionnelle, mais il est très vite compensé par les économies d’énergie réalisées, pouvant atteindre 60%.

Mais comme le rappelle Jean-Jacques Barreau, directeur technique au sein de LCA-FFB, “Croire qu’on va réussir à ne plus rien consommer à l’extérieur et donc à vivre en autarcie est une utopie, les énergies renouvelables ont leur limite, elles sont de par nature aléatoires.” Il est évident que dans le cas de panneaux solaires, le degré d’ensoleillement est un facteur à prendre en compte et qu’il aura un impact sur l’apport énergétique requis.

Seulement, aujourd’hui même si les maisons à énergie positive ne permettent pas l’accès à une auto-suffisance totale, elles jouent un rôle dans la transition du bâtiment vers l’exploitation des ressources renouvelables. La maison à énergie positive c’est penser différemment en matière de consommation d’énergie afin de réduire les dépenses énergétiques et faire des économies.

Il existe d’ores et déjà des maisons de ce type dans le cadre du projet Comepos, même si elles sont présentes en minorité, leur construction devrait augmenter grâce à la standardisation des modèles et la vulgarisation des alternatives énergétiques renouvelables.

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